Ville de la Madeleine

Les tribunes du mois de septembre 2025

RECORD DE DÉMISSIONS

Dans sa dernière tribune, le Groupe d’opposition municipale NUPES-Nouveau Front Populaire prétend s’être « renouvelé » au fil du mandat, là où il a été factuellement touché par pas moins de 5 défections et démissions sur un effectif élu de ... 6 représentants. Comme nous l’avions déjà soulevé, cela en dit long sur le niveau d’attachement et d’enracinement des membres de cette liste d’opposition sur notre commune.

COMBLE D’INDIGNITÉ

Dans cette même tribune, l’opposition municipale NUPES-Nouveau Front Populaire s’en prend directement à une de nos collègues dont les absences ont pour origine son état de santé. Cette prise à partie est d’autant plus indigne que cette raison est connue de tous, puisqu’elle a été évoquée lors de la dernière séance au Conseil Municipal. On atteint ici le comble de l’indignité.

QUI SE RESSEMBLE S’ASSEMBLE

Cet été, la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale a déclaré qu’il fallait désarmer la Police municipale et supprimer toutes les caméras de vidéoprotection. Des positions idéologiques totalement déconnectées du réel qui ne sont pas sans rappeler celles de l’opposition municipale NUPES - Nouveau Front Populaire qui n’a voté strictement aucune des délibérations sur l’armement de notre Police municipale et la vidéoprotection. Qui se ressemble s’assemble.

LA PLACE RETROUVÉE

En juillet, la place des Fusillés et Déportés a retrouvé ses usages et ses usagers. La fête de la Place, les festivités du 13 juillet, le retour du marché sur son emplacement habituel ont ainsi permis aux Madeleinois de s’approprier ce nouveau lieu de vie et de respiration fidèle au projet conçu et choisi par les habitants. Désormais, les travaux se poursuivent sur la partie parking qui sera traitée en pavés filtrants, en attendant l’automne qui permettra de procéder aux plantations de massifs et d’arbres en pleine terre. D’ici la fin de l’année, plus de 1 000 mètres carrés de végétalisation et 50% d’arbres supplémentaires auront été plantés pour offrir au final un couvert arboré à plus de la moitié de l’espace.

HOMMAGE ET HONNEUR

Le mois de juillet a aussi vu l’inauguration du jardin Edouard Fichaux et de la rue Bernard Ruyant. Cette double inauguration a non seulement permis de rendre hommage à ces deux capitaines d’industrie qui furent engagés dans la vie communale, mais aussi de mettre à l’honneur les cafés Fichaux, modèle d’entreprenariat familial et social, toujours restés fidèles à notre commune.

RENDEZ-VOUS CITOYENS (1)

Le 19 juillet, nous vous avons donné pas moins de 19 rendez-vous « au coin de la rue » pour dialoguer librement et directement en différents lieux sur l’ensemble de notre commune. La richesse des échanges qui ont marqué ces 19 rendez-vous conforte notre conviction que c’est sur le terrain, au contact des habitants, dans l’écoute et la proximité, que l’action municipale trouve sa raison d’être et renforce sa légitimité et son efficacité.

RENDEZ-VOUS CITOYENS (2)

Un autre rendez-vous citoyen vous est donné chaque année, c’est celui du budget participatif. À réception de ce magazine, vous pourrez encore proposer un projet dans le cadre de la 5ème édition de cette démarche citoyenne qui permet à chacun de contribuer à la qualité de vie et de ville collective.

DERNIÈRES ÉTAPES POUR LA ZAS

Le dernier Conseil municipal a permis l’adoption d’une délibération choisissant le gestionnaire de la Zone d’Activités Solidaires dont le chantier touche à sa fin. Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour voir ce pilier de notre « Carré magique écologique » prendre part concrètement à l’économie du réemploi.

Bonne rentrée à toutes et à tous.

"La Madeleine que nous aimons"
Groupe des élus de la Majorité Municipale

Place des femmes à La Madeleine : il est temps de leur rendre les “femmages” qu’elles méritent 

Les femmes invisibles dans les noms de rue 

Sur les 163 rues, impasses, squares, jardins que compte notre commune, 10 % portent des noms de femmes. Et, sur ces rares exceptions, 3 (Suzanne, Germaine, Simone) ne doivent leur existence qu’aux investissements immobiliers de leur papa le Docteur Legay, propriétaire foncier au début du XXe s. 3 rues proches de celles portant le nom du fortuné médecin, ont ainsi été nommées avec le prénom de ses filles. 

Nos propositions de baptiser les nouvelles rues au nom de femmes qui ont résisté ont toutes été refusées. Pourquoi ? L’histoire urbaine de notre ville serait-elle écrite au masculin par tradition… ou par choix ? 

Une parité absente là où elle devrait être exemplaire 

La loi impose la parité sur les listes électorales municipales. Pourtant, à La Madeleine, l’exécutif actuel est composé de 6 hommes pour 4 femmes. Autrement dit, quand la loi ne l’oblige pas, la volonté politique manque. 

Self-défense ou stéréotypes ? 

Autre exemple révélateur: les cours de self-défense proposés par la ville. D’abord réservés aux jeunes femmes de moins de 35 ans, ils ont ensuite été élargis aux plus de 35 ans. Pourquoi ce ciblage genré et restreint ? Et les hommes, jeunes ou âgés, n’auraient-ils jamais besoin de se protéger ? Nous sommes attentifs à ce que toute personne, quel que soit son genre, puisse vivre sans peur dans l’espace public. 

Même la fête ne fait pas oublier les clichés 

Le 13 juillet dernier, sur la toute nouvelle place du marché, un artiste, devant une foule nombreuse et joyeuse, a cru bon de déclarer que « sans l’homme, la femme ne serait pas grand-chose ». Un propos misogyne, émis sans filtre, sur scène, dans un moment festif censé rassembler. Que cette phrase ait pu passer sans réaction en dit long sur le sexisme ordinaire encore toléré en 2025 dans notre ville. 

À La Madeleine comme ailleurs, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas un supplément d’âme. C’est une exigence démocratique. Il est temps de rendre aux femmes les “femmages” qu’elles méritent. Car l’égalité n’attend plus.

"Agir pour l'avenir"

La démocratie n’excelle que par l’alternance et le changement. Tous aux urnes en 2026 pour donner un nouveau souffle à notre commune de la Madeleine qui en a bien besoin.

Bruno Pietrini