Ville de la Madeleine

L'entre-deux-guerres (1919-1939)

Après 4 ans d’occupation durant la Première Guerre mondiale, La Madeleine est libérée le 17 octobre 1918.

La paix retrouvée n’efface pas les difficultés de la population : de nombreuses destructions engendrées par le conflit et une pénurie de ressources.

Ces problématiques font de la gare le centre animé de la ville durant cette période, puisque c’est en son sein qu’arrivent les marchandises, alors déchargées par des prisonniers allemands. La Madeleine renoue cependant rapidement avec la prospérité. Impactées par les destructions allemandes, les industries textiles reprennent leur rythme de production d’avant-guerre.

Du point de vue urbanistique, la reconstruction s’opère activement. Près de 400 habitations sont édifiées entre 1921 et 1923. Cette rapidité s’explique en partie par la fondation du «Foyer Madeleinois», par des chefs d’entreprises et des commerçants, dont le but était l’édification de maisons ouvrières.

L’entre-deux-guerres marque un tournant décisif dans le développement de la ville.

Des équipements et aménagements urbains encore présent de nos jours sont construits. Parmi eux, le stade Carpentier, le Monument aux Morts, les écoles Rostand et Kléber ou encore l’église Notre-Dame-de-Lourdes.

Cette période de paix se caractérise aussi par de nombreuses manifestations populaires. C’est à cette époque qu’apparaît le premier salon des artistes madeleinois. Une course cycliste a également lieu de manière annuelle sur le Grand Boulevard.